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Fin des travaux sur la Meuse frontalière

dringende maatregelen om rampen te voorkomen

Les niveaux record des crues en 1993 et 1995 et les inondations qui les ont accompagnées dans la région de Maastricht-Lanaken-Maasmechelen (BE-NL) ont incité à prendre de toute urgence des mesures pour éviter cette sorte de catastrophes à l'avenir.

Construction & Infrastructures
De Scheepvaart
Maastricht-Lanaken-Maasmechelen
2009-2011

Les niveaux record des crues en 1993 et 1995 et les inondations qui les ont accompagnées dans la région de Maastricht-Lanaken-Maasmechelen (BE-NL) ont incité à prendre de toute urgence des mesures pour éviter cette sorte de catastrophes à l'avenir.

Hausser encore plus les digues existantes n'était pas l'option souhaitable, parce que le niveau de l'eau de la Meuse devient ainsi encore plus élève et que la pression hydraulique sur l'eau dans le sous-sol augmente encore plus. En outre, par cette opération, l'eau retenue derrière les digues jaillit en vagues a partir du sol perméable. La seule mesure possible est de donner plus d'espace au fleuve pour qu'en cas d'importante arrivée d'eaux, un débit supérieur soit possible sans trop augmenter la vitesse du courant. Un souci supplémentaire et non négligeable est que, par suite des interventions pendant les périodes de sécheresse, le fleuve ne peut pas s'assécher encore, ce qui aurait a son tour des conséquences néfastes pour le niveau de la nappe phréatique.

Presque deux millions de m³ de transfert de terre et de gravier
Le lit fluvial existant doit donc rester intact et doit même être pourvu de quelques seuils. Il n'y a pas d'autre solution que d'élargir fortement le lit fluvial, en commençant a un niveau qui est a environ 70 cm plus haut que le lit existant. Pour réaliser cette transformation, 1.860.000 m³ de terre et de gravier sont déplaces sur une distance de dix-neuf kilomètres a différents endroits le long de la Meuse frontalière. Dans toutes ces opérations, un soin particulier a été apporte a la faune et a la flore d'aujourd'hui mais aussi pour l'avenir. Nous n'avons pas seulement créé des dizaines d'hectares de zone naturelle, mais nous avons également équipé le fond de la Meuse de frayères et d'échelles a poissons. De plus, nous avons revêtu une partie du lit fluvial, qui s'était fortement érodé au fil des ans, de lourds moellons sur une longueur d'1,6 kilomètre et 30 mètres de largeur. Les 135.00 tonnes de moellons dont nous avions besoin a cette fin, nous les avons défrichés, triés et respectivement transportes nous-mêmes par camions et par bateau depuis les carrières du Bassin liégeois de la Meuse vers les villages de Kotem et Meers. Ces activités ont souvent donne lieu a des scènes impressionnantes. De nombreux spectateurs ont d'ailleurs regarde les travaux d'un œil curieux.

Merci et félicitations a tous ceux qui ont apporte leur pierre (souvent au sens littéral !) a ces travaux. Pendant ces trois dernières années, nous avons a nouveau écrit un chapitre de l'Histoire a cet endroit et nous pouvons a juste titre y penser rétrospectivement avec la plus grande fierté !